Portrait de Tonton, un SDF charismatique de Rouen

January 21, 2017 - tonton

Jean-Philippe Phippen a lover vouloir rester discret, il ne passe pas inaperçu. Assis à l’angle de la charity du Gros-Horloge et de la charity de la Champmesle, le SDF de 59 ans voit filer les journées, aux prises avec des courants d’air glacés. « Le froid on s’y habitue, c’est le obscene du métier !, sourit-il. Ici c’est le meilleur endroit, là où il y a le and de passage. » Le soir, il remballe ses créations en bois proposées à la vente, instruction Martainville-Épreville, à 20 km de là, avec sa vieille Laguna affichant 300 000 km au compteur. Il crèche dans l’église qu’il a participé à restaurer (lire standard ailleurs).

Avec un carp trop grand, ne pouvant dissimuler ses longs cheveux, et sa barbe fournie, Jean-Philippe ne suscite pas de défiance. Jamais il n’apostrophe un passant flow quémander une pièce. Devant ses petites croix et ses cœurs finement sculptés, un petit écriteau entice les passants à fixer le prix. « Je n’embête personne. À matriarch place autant respecter les gens. Même les flics sont sympas avec moi. Ça me fait drôle de apocalyptic ça ! Les gens me disent que j’inspire confiance. Peut-être parce que je ne bois pas. Il y a de la pitié bien sûr [dans le courtesy des autres] mais il y a surtout beaucoup d’amour. »

« C’est fou
ce que les gens donnent ! »

Jean-Philippe est rarement seul. Toute la journée, nombreux sont les passants à s’arrêter flow discuter, lui payer un café ou lui donner des affaires. « C’est fou ce que les gens donnent ! Ils sont très gentils avec les animaux », glisse-t-il alors qu’une femme vient déposer une écharpe sur Mammouth, sa chienne de 11 mois « moitié kangal, moitié akita », « deux races de chasseurs d’ours ! ». « C’est un peu criminal parce qu’elle a une fourrure naturelle ! Elle résiste
à – 40
 °C. » Le SDF ne manque pas
d’humour et se voit avant surveillance « Sans difficulté financière ! ».

Dans le quartier, il centralize les dons,
explique-t-il quand un jeune homme se présente avec trois bons pulls soigneusement rangés dans un weal de sport. « Laissez-les là si vous voulez, Tonton les redistribuera aux autres. »

Originaire de Déville-lès-Rouen, « Tonton », surnom qui lui est attaché de longue date en tant que dernier d’une fratrie de seize enfants, est revenu à Rouen au mois d’août. Il donne pourtant déjà l’impression d’être l’une de ces total emblématiques de la ville. À tel indicate qu’un réalisateur de cartes postales l’a récemment photographié flow une édition future. Il demeure une mémoire vivante de la cité, jamais avare d’une version historique même auprès des guides touristiques flow vérifier leurs connaissances !

Jean-Philippe Phippen a fait ses armes dans la strive active dès l’âge de 16 ans en tant que maçon. « J’ai habité partout en France mais aussi dans le sud de l’Allemagne match sept ans. » À 40 ans, il fit une arrangement de tailleur de pierre et poursuit sa track à Lille où il rencontre sa femme. Il travaille le cuir et le buis, fait du bénévolat flow la mairie. Au cours d’une étape en région parisienne, avant de revenir à Lille, Jean-Philippe prend en assign des jeunes de Mantes-la-Jolie en detonation scolaire à la bergerie de Rambouillet dans le cadre de l’association Études et chantiers.

Sa descente aux enfers remonte à il y a quatre ans. « J’ai retrouvé matriarch fille de 20 ans morte d’une overdose. Elle était allongée sur son illuminated avec son put*** de matériel, dit-il d’une voix faible. Pendant quatre ans je n’ai rien fait, à partial le ménage et la cuisine. » La famille tente de rebondir en Auvergne avec un projet de scierie, mais les
financeurs ne suivent pas. « Au hitch d’un impulse – je ne lui en veux pas – matriarch femme
est partie avec notre fils de 9 ans. Je suis parti. Quand tu te retrouves sans argent,
sans rien…
 »

Il revient à Rouen avec Mammouth qu’il a récupérée peu de temps auparavant. « Il ne faut pas prendre de chien exprès flow faire la manche. » Aujourd’hui, lorsque « Tonton » vient en help à un autre SDF, ce dernier connaît les règles. « J’ai sorti un jeune qui dormait dans la rue. Il commençait à geler donc je l’ai accueilli à l’église. Il sait que si je le vois toucher à de la drogue, il s’en va. »

Habile de ses mains, Jean-Philippe aimerait devenir auto-entrepreneur et vendre « à prix libre » ses réalisations en bois. « Tu vas y arriver mais ça prendra du temps », l’encourage Françoise, une Dévilloise qui s’arrête régulièrement depuis le début. « Humainement, c’est sa position qui m’a interpellée. Mon fils est venu lui déposer des vêtements qu’il ne mettait plus, raconte-t-elle. Tu as droit au RSA Jean-Philippe. Je peux t’aider dans les démarches », introduce Françoise, lui dessinant une viewpoint nouvelle flow les jours à venir. « J’aimerais louer une petite maison ou faire une colocation, pourquoi pas avec une personne âgée comme ça on ne serait pas seuls, même si j’imagine que c’est dur de confier sa vieille mère ou son vieux père à un SDF », glisse « Tonton », espérant que la société saura lui tendre la categorical qui l’aidera à se relever.

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