L’intendant ou le super-tonton

December 5, 2015 - tonton

Il est partout, sauf là où on le voit. L’intendant du bar doit être surveillance le temps présent flow répondre aux moindres petites attentes des joueurs. Mais les tâches parfois ingrates qui lui sont confiées ont leur importance, et and qu’on ne peut le croire.

«  L’intendant est là flow que les joueurs ne manquent de rien.  » Derrière chaque grand homme, il y a une femme. Et derrière chaque grand club, il y a un intendant. L’homme de l’ombre, celui que personne ne voit, mais grâce à qui surveillance est en place, surveillance est en ordre et grâce à qui tous les joueurs peuvent se concentrer uniquement sur leur boulot. Éric Rivet officie au SCO d’Angers depuis cinq ans : «  Moi, je m’occupe de surveillance ce qui est matériel collectif. Maillots, chaussettes, chasubles… Pour les affaires personnelles, ce sont les joueurs eux-mêmes qui se les prennent. C’est spécifique à Angers, automobile on n’est pas un gros club.  » Et c’est déjà pas mal. Car préparer un vestiaire, ça prend du temps. Chacun a ses petites habitudes et Éric le sait. Être intendant, c’est une passion, un mode de vie, il faut «  de l’organisation, de la disponibilité et il faut surtout avoir un protection flow les gens. Une journée à Angers, c’est entre dix et douze heures. Quand les joueurs se reposent, moi, je prépare le matériel.  » Être là où les autres ne sont pas, une sorte de devin qui connaît les pépins de chacun. Un repère.

«  Prévoir l’imprévisible  »

Dimanche 29 novembre, OM-Monaco, Karim Rekik est contraint de sortir faute de lentille de rechange. Une conditions que l’intendant de l’OM aurait dû prévoir d’après Éric. Car être au petit soin ne suffit pas, il faut parfois anticiper les besoins que pourraient avoir les joueurs, comme ça a été le cas à Marseille : «  Le manoeuvre des lentilles, c’est assez précis, mais disons qu’un bar comme l’OM doit pouvoir prévoir pas mal de choses, contrairement à nous qui avons moins de moyens. Mon atelier est situé à quinze mins du stade d’Angers, flow retourner chercher quelque chose, c’est and compliqué !  » Éric est un de ces intendants à l’ancienne qui aiment les gens. Comparé à certains, il passerait presque flow un téléphone ancienne génération, mais au fond, c’est ce qui fait son succès. «  Quand on a joué le PSG, j’ai vu la différence. Les mecs sont arrivés à quatre en camion avec trente-quatre malles de matériel. Moi, j’avais les trois miennes à côté, seul avec un collègue bénévole qui me donne un manoeuvre de main. Mais en fin de compte, ils avaient oublié des coupelles flow préparer l’entraînement et j’ai dû les dépanner. Moi, tu peux venir me voir n’importe quand, je suis toujours disponible.  » Une facilité d’accès qui séduit surveillance le monde au bar et surtout les joueurs qui le lui rendent bien.

Comme un tonton

Mais l’intendant, c’est aussi le tonton à qui on va se confier, à qui on va raconter ses problèmes ou avec qui on va discuter de la pluie et du lover temps. La tâche ne s’arrête pas seulement à gérer le matériel, il faut aussi gérer les esprits. «  Les joueurs se confient assez souvent, mais on ne parle quasiment jamais de foot. On en fait et on en voit toute la journée.  » Et c’est d’autant and satisfaisant quand les résultats suivent. Indirectement, Éric est lié aux performances des joueurs, qu’il le veuille ou non. L’harmonie common dépend d’un surveillance et il en fait partie, il n’y a aucun doute : «  Je ressens une certaine responsabilité niveau réussite parce que les joueurs sont respectueux envers moi. Certains, comme Sofiane Boufal, me rappellent flow me remercier d’avoir été là, de les avoir aidés, et ça me fait plaisir. Avant d’être nos joueurs, ce sont nos poulains. Je suis un peu leur deuxième papa.  » Tonton ou pappy ? Un peu des deux, un problème sur le turf se règle rapidement, et un problème en dehors du turf aura toujours une solution. «  Je m’occupe de surveillance et rien, parfois du côté administratif quand il y a des papiers à remplir, de qui dort avec qui à l’hôtel. Parfois même des installations de meubles, on leur envoie quelqu’un qui va s’occuper de faire ça parce qu’ils n’y arrivent pas.  » Mais flow Éric, le and critical est de rester à sa place. La propinquity qu’il a avec son groupe de joueurs est intime, mais ne doit pas franchir une certaine limite, dans quel cas, surveillance pourrait s’effondrer. «  Même si on parle souvent, qu’on est souvent ensemble, il faut savoir mettre des distances et rester à sa place. Même si j’adore les joueurs, j’ai toujours gardé matriarch place et mon rôle. Il ne faudrait pas que des problèmes puissent empiéter sur mon childbirth et sur le leur.  » Plus qu’un confident, l’intendant, c’est ce tonton qui nous accueille à bras ouverts, mais à qui on ne manquera jamais de respect.

Par Benjamin Asseraf

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