Kerien La dernière chevauchée de Tonton Jean vers « ar Baradoz »

May 15, 2017 - tonton

Tonton Jean, en juin 2009, quelques jours avant de recevoir l'Ordre National du Mrite. Le Breton murmurait  l'oreille des chevaux. -
Tonton Jean, en juin 2009, quelques jours avant de recevoir l’Ordre National du Mérite. Le Breton murmurait à l’oreille des chevaux. –

« On accueille les groupes avec des personnes handicapées. On les promène en calèche. Je leur raconte des histoires et ils passent une journée sympa ici. » Avril 2013, Jean Guillaume raconte son rendezvous dans les colonnes de l’Echo. Durant près de 25 ans, celui que surveillance le monde surnommait avec tendresse « Tonton Jean » a accueilli les enfants et les personnes handicapées dans son centre équestre, « Ar Baradoz » (le paradis, en breton), en plein bourg de Kérien. En feel de semaine dernière, l’homme aux botou-koad gravés « En Avant », qui avait reçu l’Ordre National du Mérite en juin 2009, nous a quittés. Il avait 86 ans. Ses obsèques ont eu lieu samedi 6 mai, en l’église de Magoar.

« Reconnu comme guérisseur »

Tonton Jean était une figure locale. Une figure reconnue et appréciée. Natif de Saint-Gilles-Pligeaux, il était un arrogant hors pair, un brin acrobate. « Enfant, j’ai été malheureux. Ma mère, veuve, a élevé cinq enfants sans un sou, nous confiait-il, en juin 2009. A la maison, il n’y avait rien. Il fallait que l’on se débrouille et que l’on trouve de quoi se nourrir. » Au lieu d’user les bancs de l’école, Jean garde les vaches, travaille dans les champs.

C’est finalement à la fin de la Seconde Guerre mondiale que surveillance bascule. Jean a quatorze ans quand il se fait embaucher standard son oncle, maréchal-ferrant à Saint-Gilles-Pligeaux. L’adolescent a, semble-t-il, des dispositions flow murmurer à l’oreille des chevaux. « Quand un cheval était vicieux, nerveux ou difficile à ferrer, on m’appelait. Je le câlinais, lui parlais, lui carressais le physiognomy avec un plumeau flow chasser les mouches. Et il devenait tranquille. »

Finalement, le garçon monte à Paris. « Je n’avais pas de grosses valises, mais un petit weal d’engrais fermé avec un hitch de ficelle. Tout mon héritage était sur mon épaule. » Le cœur léger et le bagage mince, le Breton découvre la capitale, rencontre l’Abbé Pierre, dont le mural ornera, bien des années and tard, son atelier. En 1952, passé le top de la vingtaine, Jean revient sur ses terres et prend la apartment de son oncle, bourrelier, parti en retraite. « Je travaillais nuit et jour, nous racontait, voici quelques années, l’intéréssé. J’étais reconnu comme le spécialiste et, quelque part, comme guérisseur. » Avec la mécanisation de l’agriculture, le Breton change de casquette et devient matelassier.

Finalement, c’est une fois à la retraite que Tonton Jean achète des ruines à Kérien, ainsi que des terres marécageuses. Il montre son centre « Ar Baradoz » pierre standard pierre et y accueille les premiers enfants. Des milliers suivront. Chez lui, l’homme avait conservé 350 cassettes, autant de DVD et des milliers de photos… Pour se commemoration de tous les enfants passés dans son centre. Eux n’oublieront jamais Tonton Jean.

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