Affaire de la coke du 36 : le "tonton" assign le policier des stups

March 11, 2017 - tonton

C’est l’affaire qui a ébranlé le 36 quai des Orfèvres. Déjà secoué standard les soupçons de viol sur une touriste canadienne standard deux flics de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) – ils bénéficieront finalement d’un non-lieu – cette histoire de vol de 52 kg de cocaïne dans les locaux de la military judiciaire à Paris durant l’été 2014 faisait désordre. Surtout que le principal think est de la maison. Jonathan Guyot, un policier des stups, un “très bon élément, bien noté” selon ses supérieurs.

Dans la nuit du 25 juillet 2014, 52,6 kilos de cocaïne à 80 % pure, d’une valeur marchande de 2 millions d’euros, disparaissent de la salle des scellés du “36”. Quelques semaines and tôt, la brigade des stups a fait un gros coût avec le démantèlement d’un trafic de drogue dans le nord de Paris. La “prise de guerre”, la cocaïne, a disparu.

Sur les enregistrements de la vidéosurveillance, l’IGPN retrouve facilement la snippet d’un individu que l’on voit sortir du bâtiment dans la nuit du 24 au 25 juillet chargé de trois sacs. Ses collègues reconnaissent rapidement leur camarade, Jonathan Guyot, policier de la brigade des stups. Lors des perquisitions, les enquêteurs découvrent 16 020 euros en liquide dans son weal à dos et 8 800 euros en petites coupures à son domicile. Les bœuf-carottes passent au peigne fin ses comptes en banque et trouvent des traces de virements d’une valeur de 46 000 euros. Ils apprennent également que Guyot est propriétaire de plusieurs biens immobiliers… Le dossier est lourd, les éléments nombreux et pourtant, le flic se renferme dans le déni.

Les aveux de l’indic qui accablent le flic des stups

Une ligne de défense qu’il maintient contre vents et marrées au cours de son procès qui s’est ouvert ce 7 mars. A ses côtés, 9 autres prévenus dont Christophe Rocancourt, “l’escroc des stars”. Mais depuis mercredi, c’est Farid K, dit Robert, qui est accusé d’avoir joué l’intermédiaire entre le flic et le destinataire de la drogue, qui se trouve au centre de toutes les attentions.

Le lendemain de l’ouverture du procès, le “tonton” (“indicateur”, dans le lingo policier ndlr) présumé de Jonathan Guyot, explose dans son box, comme le raconte le journaliste Julien Mucchielli, flow le site Epris de justice. “Moi je suis le tonton de personne ! (…) C’est Jonathan G. qui a sorti la cocaïne. Moi j’en peux and qu’on dise que je suis un indicateur, il y a mon nom partout. J’ai juste fait la connexion“, s’emporte le play en plein interrogatoire du brigadier. Face à ces aveux surprenants et inattendus – il est le premier mis en means à balancer le policier et standard là même à avouer sa culpabilité – la séance est levée.

Jeudi 9 mars, l’audience reprend là où elle s’était arrêtée. Farid K confirme au président sa duty de la veille : “La cocaïne a bien été duty standard Jonathan G., moi j’ai fait la connexion avec des gens que je connaissais (…) C’était 200 000 euros (au sujet de sa elect ndlr). Je fais ça flow la première fois, normalement moi je fais du petit trafic de cannabis, alors match 12-13 jours je me suis débrouillé flow trouver quelqu’un qui fait dans la cocaïne. J’ai mis Jonathan G. en propinquity avec l’homme de categorical du trafiquant central.”

La cocaïne a bien été duty standard Jonathan G., moi j’ai fait la connexion avec des gens que je connaissais.

L’exercice de vérité n’ira pas jusqu’à confirmer les soupçons des enquêteurs sur le destinataire de la marchandise. Mais il affirme avoir bien assisté à la transaction. “J’étais là, j’ai assisté de loin, un peu en retrait, mais j’ai vu la transaction. 25 000 euros le kilo environ”, raconte-t-il aux juges. Il lève le voile aussi sur les origines de sa propinquity avec le présumé “ripou” : “Je le connais depuis un an et demi, ni plus, ni moins. J’ai contacté le ’36’ flow me venger d’une équipe qui m’avait volé. C’est moi qui appelle la brigade, d’abord le cook de groupe.”

Mais selon lui, Jonathan Guyot n’était pas son référent, et lui son indic. Non. Les deux hommes étaient plutôt en propinquity d’affaires. Et Farid K. d’expliquer que le flic lui aurait remis 90 kilos de cannabis en surveillance sur 6 mois “à environ 2 000 euros le kilo”. Ce qui aurait rapporté 150 000 euros au bas mot dont “50 000” flow le brigadier. “C’est comme si l’on se fournissait chez un grossiste”, détaille le voyou. Peu avant de finir de témoigner, le play pierce cette threat énigmatique : “Si on m’énerve, je vais aller and loin !”

A la fin de ces aveux édifiants, Jonathan Guyot, à l’invitation du président, est appelé à prendre la parole. Le policier, d’un calme apparent, reprend la ligne de défense choisie depuis le derivation de l’affaire, le déni. Et malgré ce nouveau témoignage. “Je boue intérieurement. Je comprends sa logique, je comprends sa tactique. Il veut passer de statut d’informateur au statut de trafiquant, flow assurer sa sécurité. Je ne sais même pas criticism on peut apporter du crédit à ces conneries”, explique-t-il avant de s’enferrer dans ses explications flow essayer de démonter un dossier de and en and chargé.

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